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Économie:     Oui, il y a une alternative

A ceux qui mettent en cause le système capitaliste, on rétorque généralement: vous n’avez rien d’autre à proposer. Faux! Une alternative existe, elle est « en plein essor »affirment ses promoteurs, même si c’est dans une – trop? – grande discrétion. Son nom: l’économie sociale et solidaire.

« L’économie sociale et solidaire crée un horizon d’espoir contre le fatalisme »

affirme la déclaration de Lux’09, quatrième forum international qui s’est tenu du 22 au 25 avril au Luxembourg. De retour de ce forum, quatre des 700 participants deux Brésiliens et deux Genevois, ont « croisé leur regard » lors d’une rencontre captivante organisée par le MCI (Mouvement pour la coopération internationale) et APRÈS, Chambre de l’économie sociale et solidaire à la Maison des Associations.

Au Brésil, on recense 2 millions de travailleurs dans 22’000 entités relevant de l’économie sociale et solidaire, pour la plupart dans le secteur informel (lequel comprend aussi des entreprises de type capitaliste). Un principe de base: I’autogestion

Un objectif: changer l’économie, changer le modèle de développement.

Un exemple :

Quand la demande augmente éviter une croissance démesurée – qui rend difficile la pratique de I’autogestion – mais susciter la création d’une autre entreprise. Adriana Bezerra, d’une ONG de Rio de Janeiro et Daniel Tygel, du Forum brésilien d’économie solidaire, à Brasilia, ont ainsi fait part avec profondeur et clarté de l’expérience de ce mouvement de « transformation sociale » sur le plan économique, bien sûr, mais aussi culturel et politique.
 

Un exemple:

Quand la demande augmente éviter une croissance démesurée – qui rend difficile la pratique de I’autogestion – mais susciter la création d’une autre entreprise. Adriana Bezerra, d’une ONG de Rio de Janeiro et Daniel Tygel, du Forum brésilien d’économie solidaire, à Brasilia, ont ainsi fait part avec profondeur et clarté de l’expérience de ce mouvement de « transformation sociale » sur le plan économique, bien sûr, mais aussi culturel et politique.


Ambition et pragmatisme

Christophe Denand préside la Chambre de l’économie sociale et solidaire de Genève qui regroupe déjà 220 organisations, actives dans l’insertion professionnelle, la culture, comme dans la production de fruits et légumes ou le logement coopératif. De plus, certains « pratiquent l’économie sociale et solidaire sans le savoir», car elle n’a encore que peu de visibilité. D’autant que « l’idée qu’il n’y a pas d’alternative au capitalisme s’est ancrée dans la tête des gens, y compris de gauche».Il faut dire qu’à Genève, on se veut pragmatique et faire ses preuves par l’action avant les discours. Tenant de cette ligne, Christophe Dunand plaide cependant pour plus d’ambition et voudrait susciter des vocations d’entrepreneurs sociaux et solidaires.

La Chambre qu’il préside fournit d’ailleurs appui et conseils à ceux qui se lancent. Un mouvement prometteur et nécessaire Et qui s’étend: une première rencontre vient d’avoir lieu dans le canton de Vaud.

 

Michel Bavarel

Article paru dans le numéro Cotmec Info N° 3 du 09 Mai 2009
suite à une rencontre a été organisé par MCI et APRES Chambre
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