Construire des processus d’autogestions

à travers des expériences d’économie populaire et solidaire

 

 

Organisé par le CEDAC,(centre d’action communautaire )  

et la COOPERCOM, (coopérative central d’opportunités de commerce en prestation de service de commercialisation.)

 

25 janvier 2003

L’atelier présenté par les organisateurs vise l’apprentissage, l’échange des connaissances et des expériences de vie des participants. Le thème sera sur la construction de processus d’autogestions à travers des expériences d’économie populaire et solidaire. La façon ludique et didactique de travail assure une participation collective globale, dans une atmosphère conviviale.

La participation à ce groupe de travail est composée d’une trentaine de personnes tout âge confondu, avec une grande majorité de Brésilien. On note la présence d’Entraide et Fraternité de Belgique, d’Efip du Venezuela, du MCI de Suisse, de Luz y Vida d’Uruguay ainsi qu’un représentant Espagnole et Paraguayen. Angelina De Oliveira, présidente fondatrice du CEDAC ; Adrianna et Net également du CEDAC animeront l’atelier.

Afin de commencer la séance, toutes les chaises sont disposées en cercle afin d’avoir un contact visuel avec tous les participants. Une chanson populaire Brésilienne annonce l’ouverture, et nous invite à chanter. Ne dit on pas en Europe : « que la musique adoucit les mœurs » ? A part les quelques étrangers présents, on peut dire que l’exercice est suivi de tous. L’atmosphère se détend au rythme des refrains, et des premiers regards complices se lancent entre participants.

Les participants sont invités à se présenter chacun leur tour. Tous font partis de coopératives, d’associations ou de mouvements impliqués dans des actions sociales. Une fois les présentations achevées, un panier avec des bonbons de couleurs circule. Des groupes vont être formés selon ces couleurs. Cette manière de sélection permet le brassage des participants de manière aléatoire sans qu’il y ait une accumulation de gens se connaissant mutuellement. Il favorise les rencontres.

Les groupes, formés de personnes hétérogènes, sont invités à réfléchir collectivement sur la notion d’autogestion. Des mots associés à cette idée sont inscrits sur une liste : autonomie, solidarité, durabilité, décentralisation, coopération, alliance, formation, pouvoir participatif…..

Dans un deuxième temps, chaque personne du groupe sélectionne 3 mots représentant le plus l’idée d’autogestion selon elle. Au final, seuls les 3 mots ressortis les plus fréquemment au sein de l’entité sont retenus. Le groupe dispose de 3 fiches pour expliquer le mot, la raison pour laquelle l’idée reliée à ce mot clé est importante.

Un représentant du groupe est désigné pour présenter aux autres groupes la réflexion commune. Chaque intervention est conclue par des applaudissements. Les mots clés suivant sont dégagés :

  • Autonomie
  • Participation
  • Planification
  • Pouvoir de participation
  • Gestion de pouvoir
  • Reconnaissance et intégration des capacités
  • Solidarité
  • Coopération

Adrianna va reprendre et résumer ces thèmes pour que chaque participant intègre bien les notions. On peut voire que la durabilité est au centre du schéma, elle est liée au cycle naturel de la vie ; sans cette forme cyclique, il n’est pas possible de trouver une voie viable dans quelques domaines que ce soit. L’autonomie ne peut être atteinte que si l’on trouve solidarité et coopération dans son environnement. Cela implique une participation collective, une planification globale et intégrale des actions visant le bien de l’ensemble de la communauté. Le pouvoir participatif horizontal permet à tous d’œuvrer pour la gestion des pouvoirs, le schéma pyramidal est donc rejeté. La reconnaissance et l’intégration des capacités permettent à chacun de s’épanouir selon son potentiel dans le milieu où il est le plus apte.

Après une pause café biscuits, permettant aux participants de se détendre et d’échanger des contacts, l’atelier reprend avec la répartition dans la salle de 5 nuages thématiques : Coopération, gestion démocratique, autonomie, participation, durabilité. Les groupes sont invités alors à se dissoudre pour que chaque participant se joigne à un nouveau thème qui l’interpelle plus particulièrement. De ce fait de nouvelles équipes se forment ainsi que la possibilité de rencontrer et de travailler avec d’autres personnes.

La méthode de travail reste similaire, le groupe va collectivement discuter du thème afin de trouver une synthèse qu’il devra présenter aux autres groupes.

Après ces présentations, un temps de parole est laissé aux participants pour raconter des expériences particulières ou personnelles. Chacun s’exprime sur leur impression de l’atelier.

La clôture va se faire dans une grande ronde, main dans la main, sous un aire de musique entraînante.

La méthode de travail est simple mais concluante, tout vise et amène un contact direct visuel, tactile et culturel avec son voisin. Le cercle comme forme de la vie, de l’évolution est placé au centre avec la personne comme nucléus. La manière ludique et interactive de présenter amène naturellement une bonne entente collective.

La participation collective est la base énergétique du processus de construction d’autogestions à travers des expériences d’économie populaire et solidaire, ou tout autre processus de développement communautaire d’optique durable. L’écoute et la possibilité de réflexion commune font naître le respect de la personne.

 

26 janvier 2003

L’atelier de ce jour se déroulera dans des conditions similaires à celui de la veille. Le même rituelle d’ouverture et de présentation personnelle introduira le jeu de production qui est le thème de cette rencontre. Des groupes sont formés selon le choix des bonbons. Les groupes présentent des différences en quantité numérique.

Une feuille de contrat de production doit être élaborée pour une fabrique de petite boite de carton. Un nom de société doit être présenté ainsi que la quantité de boite pouvant être fabriquées par cette entreprise. Prenant en considération toutes les étapes de fabrication : le pliage, le collage, le perçage, l’étiquetage. La quantité est fixé par le groupe estimant en moyenne la quantité de boite réalisé au nombre de personnes constituant les employers.

Les éducateurs invitent les équipes à se décaler d’une société, si bien que chaque groupe se trouve face à un contrat de production différent de celui qu’il avait planifié. Des entreprises de 4 personnes se retrouvent avec un contrat de 11 boites, ce qui n’est plus du tout adapter à leurs capacités. D’autres, avec la situation inverse, où le nombre d’employés est largement supérieurs à la demande de production.

La répartition des tâches est réfléchie au sein du groupe. Chaque entreprise s’organise selon son personnel et son contrat. Une demande de matériels doit être faite pour la réalisation des boîtes : feuilles, colle, perforatrice, étiquettes, ficelle. Le temps de distribution permet les dernières mises au point au sein des travailleurs.

En même temps, toutes les entreprises commencent leur production de petites boites en carton. Après un temps imparti, toutes les productions cessent et les boites sont livrées. Un contrôle de qualité est effectué, il réduit notamment la quantité finale produite. Certaines entreprises ont travaillé pour rien. La déception de ces groupes fait comprendre l’importance de la bilatéralité du contrat, afin que celui-ci se déroule dans des conditions optimalisées. Le contrôle de qualité démontre qu’il est important de prendre en compte la formation des gens. Que le nombre d’employés peut influencer la qualité du produit. Un contrat inapproprié ruine l’effort du travailleur et n’a pas un effet gratifiant.

La pause café biscuit permet aux participants d’apporter des suppléments à l’exercice.

Le groupe est invité à se concerter sur une réflexion commune de l’expérience vécue. Quels ont été les points positifs de leur organisation, analyser les parties négatives et a en tirer des solutions. Un représentant de chaque entreprise fera le bilan pour le partager aux autres groupes.

Une seconde partie de l’atelier est consacrée à l’échange d’expérience personnelle

Pour conclure la journée, tout le monde résume brièvement ses impressions. Une nouvelle ronde main dans la main scelle la rencontre.

La méthode et la manière de travail sont les mêmes que la veille. Elle montre l’importance d’une bonne entente pour développer une participation collective avec une bonne solidarité. La prise en compte des facultés de chacun, le devoir de la gestion commune du travail, créer des conditions de travail adaptées aux possibilités, en respectant le travail de l’ouvrier. Rendre sa production valorisante. Donner une cohésion et une cohérence à tous les niveaux par la concertation.


Langoisseux Olivier
  28 janvier 2003

 

 

 

 

25 janvier 200

 

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