C’est un lieu particulier, cher au cœur de l’équipe exécutive de PAIS au Cap-Haïtien : tous en sont originaires, y ont vécu jusqu’à l’âge où il faut gagner la ville pour l’école secondaire.

C’est un lieu particulièrement reculé aussi… on y accède par plus d’une heure de route chaotique et poussiéreuse, puis par une heure et demie de marche à travers les « mornes » (montagnes).

Partis à 6 heures du Cap, nous attaquons la dernière grimpée à 9h. Et là, sur un petit promontoire, des bancs de bois nous attendent, dressés pour l’occasion.

Petit à petit, ils arrivent, on ne sait d’où. Une vingtaine de personnes prendront place autour de nous, pour discuter de la vie à Grande Ravine, des problèmes, des projets, des actions communautaires en cours. Nous essayons de lister avec les habitants les besoins principaux, afin de dessiner les actions futures de PAIS.

Le projet d’une route permettant aux habitants d’atteindre le village relié au réseau carrossable le plus proche est prêt à démarrer : les différents groupements et associations de villageois se sont organisés pour commencer un grand coumbite (travail communautaire) dans le mois ; PAIS s’engage à les accompagner dans cette démarche, en tant que relais avec les autorités et d’autres ONGs pouvant les aider dans cette démarche

Le deuxième besoin principal identifié par la communauté est un appui dans le domaine agricole, appui que pourrait donner directement PAIS. De retour dans les bureaux de PAIS, il est 17h. L’équipe s’assied directement pour se mettre à étudier le futur projet agricole de Grande Ravine et la prise de contact avec le Ministère de l’Agriculture. La suite dans notre prochain courrier…

Encore quelques photos