Objectifs 

 

Conformément à ses statuts, le MCI vise à promouvoir un esprit de citoyenneté au Nord comme au Sud. Il contribue à la mise en place d’un réseau de solidarité internationale. Il considère important d’agir sur les causes et les conséquences responsables du sous- développement dans les pays du Sud. Il est préoccupé par les aspects de politique générale lorsqu’ils provoquent ou perpétuent des situations de marginalisation. Il cherche à favoriser un meilleur respect des personnes et des groupes se traduisant par la justice et la paix.

Voici ses objectifs principaux :

  • Appuyer des projets au Sud répondant aux principes d’action du MCI.
  • Construire des partenariats solides et efficaces en partageant ces mêmes principes.
  • Participer à des réseaux et des plateformes thématiques en Suisse.
  • Réaliser et/ou participer à des actions de sensibilisation et d’information en Suisse.
  • Mener des groupes de réflexion et d’échange sur des thèmes du développement en Suisse.

Le MCI appuie des campagnes promues par d’autres organisations lorsqu’elles abordent des thèmes requérant des connaissances et compétences spéciales.

 

Logique d’intervention

Depuis plus de trente ans, elles sont nombreuses les organisations de la société civile qui ont vu le jour dans le Sud et qui ont été capables d’accumuler une somme d’expériences et de savoir faire qui n’a rien à envier aux ONG du Nord. Même si parfois insuffisants, les résultats qu’elles obtiennent ne sont pas négligeables : elles arrivent à mettre en place des services qui bénéficient aux moins favorisés, autant du point de vue social qu’économique, et leur action sur le terrain permet à des nombreuses communautés d’améliorer leur sort. Elles travaillent dans le domaine politique au sens noble du terme et, parfois, elles obtiennent des pouvoirs publics des mesures qui dépassent largement le cercle restreint d’une communauté. Elles ont un pouvoir démultiplicateur en matière de développement local et sont devenues des acteurs essentiels de la coopération Nord – Sud. Ces ONG du Sud, du fait qu’elles sont au service de populations démunies, ne peuvent en général pas faire payer les services qu’elles rendent aux bénéficiaires de leurs actions. Ne recevant que rarement une aide des collectivités publiques, elles sont très souvent dépendantes des appuis extérieurs.

Domaines et pays d’intervention

Pour des raisons propres à son histoire et à celles de ses membres, les projets soutenus par le MCI sont toujours plus axés autour des peuples autochtones, de la formation et de l’économie solidaire. Pour ces raisons également, ils sont mis en œuvre principalement dans des pays d’Amérique latine. Cependant, il est important de souligner que, en accord avec sa philosophie, le MCI se veut sans limitation géographiques et reste ouvert à de nouvelles thématiques et projets, dans la mesure où ses principes et sa logique d’intervention sont respectés.

Les modes de coopération à soutenir en priorité

Dans le cadre de la préparation de son 50ème anniversaire le MCI a formulé une hypothèse sur les modes de coopération à soutenir en priorité. Il s’est ensuite chargé de la vérifier à l’occasion des événements organisés lors de cette commémoration. Cette hypothèse est la suivante :

L’expérience du MCI semble montrer que les modes de coopération les plus efficaces sont ceux portés par des partenaires du Sud qui, à partir de réalisations locales ou régionales déjà porteuses d’autonomie, aboutissent à des propositions de politiques publiques au Sud. Ces propositions, quand elles sont mises en œuvre, vont bénéficier à un nombre étendu de groupes, à une population beaucoup plus large que les bénéficiaires directs initiaux. Ces propositions peuvent avoir une répercussion non seulement locale, mais aussi régionale, voire nationale. Cela signifie que les partenaires doivent être soutenus par des aides dont le terme n’est pas systématiquement limité dans le temps. Ces partenaires doivent pouvoir également disposer des moyens leur permettant de vivre leur vie démocratique interne et de disposer des infrastructures indispensables à leur travail.

Les différentes étapes qui ont marqué ce 50ème anniversaire (débats publics sur le thème de la coopération, ateliers avec ses partenaires du sud) ont permis de confirmer cette hypothèse de départ et les quatre cahiers de capitalisation publiés en apportent la preuve[1]. Il faut relever que cette démarche a été réalisée de manière participative avec les partenaires du Sud qui ont eu l’occasion de se prononcer à de multiples reprises et qui confirment également l’hypothèse de départ.

Cette hypothèse confirmée représente pour le MCI la manière la plus optimale d’utiliser les fonds publics qui lui sont confiés pour le soutien de projets et c’est suivant cette logique d’intervention qu’il souhaite évaluer et sélectionner les projets qu’il entend soutenir à l’avenir. 

[1] Un nouvel avenir pour la coopération, cahiers 1 à 4, MCI, Novembre 2013. Disponible en ligne sur le site du MCI

Principes d’actions

L’action du MCI s’appuie sur des principes fondamentaux en lien avec le développement, les droits humains, les relations Nord-Sud :

  • La dimension écologique :
    les principes du développement durable qui « doit permettre de répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs ». Depuis la deuxième moitié des années 80, le mode de développement des pays du Nord a contribué à augmenter l’empreinte écologique de l’humanité sur l’écosystème de la planète, bien au-delà de la bio-capacité de celle-ci. Cette réalité impose une nouvelle vision de la solidarité internationale.
  • La dimension économique :
    la solidarité sociale qui doit permettre de développer une économie solidaire et un commerce équitable dans une perspective de développement durable.
  • La dimension sociale :
    la promotion et le renforcement de l’organisation sociale et communautaire des populations-cibles pour qu’elles deviennent les acteurs de leur propre développement.
  • La défense des Droits humains :
    notamment en ce qui concerne l’exclusion, le contrôle territorial, les droits des communautés les plus défavorisées, la sécurité alimentaire, le droit à l’éducation, à la culture, au logement et à la santé.
  • Les relations Nord-Sud :
    le travail de coopération suppose un engagement commun entre l’association du Nord et le partenaire du Sud. La notion de partage doit être au cœur du partenariat, qui doit se construire dans le respect du partenaire. Il faut rester attentif aux dynamiques locales et à l’écoute du partenaire, avec la conviction que l’on tire des enseignements des expériences par le biais d’échanges réciproques et non pas en allant dans un seul sens.
  • Le travail en réseau:
    autant au Nord comme au Sud, instrument incontournable pour assurer un meilleur impact des actions, permet de mettre à profit les compétences des uns et des autres tout en évitant la duplication.

 

[Haut]  

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