Mieux connaître le Timor Oriental

et le

Centre de Développement Communautaire à

 

Baucau

 

 

timor_general

 

 

Mission et vision: Réalités timoraises

 

Une publication de

« TIMOR Informations »

et de

« Développement et Civilisations – Lebret-IRFED »

 

 

SPIRITU MAKAS…

 

Ema Timur, Baucau. Timor-Leste. 
Photos de Selim BENAISSA 
SPIRITU MARKAS: Une réalité timoraise

 

Cette brochure présente l’expérience particulière du Centre de Développement de Baucau, soutenu par le MCI, dans le contexte méconnu du Timor oriental. Elle a été constituée à la suite d’un atelier « Vision et Mission » réalisé en décembre 2007 avec la participation d’une délégation internationale de huit personnes.

 

Extraits de  la publication

  • Josef PAMPALK
  • Carlos ROQUE
Mozambique Autriche  Animateurs de l’atelier.
  • Lawrencia KWARK
Coréenne vivant en France  Organisation d’appui financier au projet: le Comité Catholique contre la  Faim et pour  le  Développement basé à Paris. (CCFD)
  • Salim BENAISSA
vivant en Suisse  Organisation d’appui financier: Mouvement pour la Coopération  Internationale à  Genève. (MCI )
  •  Stepanus DJUWENG
  • Samy LORTHOUSAMY
Kalimantan, Indonésie  
Inde
 Partenaires dans la région d’Asie du Sud-Est de Développement et Civilisations–
 Lebret-Irfed.
  • Oivier LANGOISSEUX
Suisse  Chargé de mission pour Développement et Civilisations
– Lebret-Irfed et ASTO (Association de Solidarité avec Timor Oriental), en poste au  Timor de 2003 à 2008.
  • Marlyse THOMMEN
vivant en Suisse  Coordonnatrice de la délégation au nom de Développement et Civilisations –Lebret-  Irfed et ASTO.

 

En décembre 2008, Salim Benaissa et Samy Lorthousamy sont retournés au Timor oriental pour participer à l’atelier de

« Planification stratégique 2009 ».

Appréciations personnelles de quelques membres membres de la délégation

 

Tous les condensés qui suivent sont des extraits de cette publication.)

 

Samy Lourthusamy

« À tous les hommes et femmes qui, dans des langues
et sur des routes différentes, croient en un futur plus humain
et luttent pour l’atteindre aujourd’hui »

 

“Grâce à Développement et Civilisations – Lebret-Irfed, j’ai été informé des réalités et des luttes du peuple timorais depuis plusieurs années et ce fut une opportunité unique pour expérimenter la réalité, le territoire et l’histoire d’un peuple qui a survécu aux lois coloniales de plusieurs pays. Je suis aujourd’hui ici, avec un groupe de personnes de divers pays, qui s’engagent depuis des années au service d’un développement centré sur l’homme et qui ont payé le prix de leur engagement. Mon rôle dans cette mission est d’écouter les expériences du CDC et de contribuer à l’établissement de son plan pour les années à venir.

Des approches de développement global et populaire

La délégation internationale est composée de personnes qui croient et promeuvent un développement centré sur l’homme et une stratégie participative basée sur la société civile. Mais la majorité des ONG bailleuses de fonds du Nord et des ONG opérationnelles du Sud ne semblent pas croire en cela. Ce qu’elles veulent, c’est un changement drastique et visuel des structures concrètes.Comme le disait le vieux sage oriental:

« Vas vers les gens du peuple, Vis parmi eux,
Apprends d’eux,
Aimes-les,
Construis avec ce qu’ils ont, Avec les meilleurs chefs.
Quand le travail est fini,
La tâche accomplie,
Les gens disent:
Nous l’avons fait nous-mêmes. »


Le besoin d’une solidarité globale dans les processus de développement centré sur la personne

Les populations du Timor et le CDC possèdent de nombreuses chances et opportunités, tout ce qui est requis pour pouvoir construire avec la solidarité de la communauté mondiale.

Les ONG internationales doivent se mettre à croire et à appuyer le vrai développement des peuples, pas simplement par l’approche projet mais par un partenariat continu dans l’initiation des processus de développement et dans la durée.
Comme le disait souvent le Mahatma Gandhi,
« Il y a assez dans ce monde pour les besoins de tous
et pas assez pour la cupidité d’un seul. »
Les cupides, ce sont les systèmes sociaux, économiques et politiques qui, partout dans le monde, privent la majorité des populations de leurs propres vies, de la propriété et l’utilisation de leurs propres ressources vitales: vols de terres, mafias du pétrole, monopoles sur l’eau et la nourriture…
Les initiatives de changement social sont souvent divisées; leurs approches et leurs visions trop étroites. La majorité des fonds vont à une approche basée sur la charité, qui s’intéresse plus aux résultats qu’aux causes.

Cela ne veut pas dire que l’on n’a pas besoin de la charité, mais il faut y inclure le préventif et créer des structures et des systèmes sociaux, économiques et culturels nouveaux et alternatifs.

C’est en ces termes que la délégation s’est sentie engagée envers le CDC et j’ai pu voir la crédibilité, le zèle et l’engagement de l’équipe du CDC pour en faire une réalité. Le rôle joué par Carlos et Joseph dans l’accomplissement de la mission d’accompagnement du CDC est admirable et je leur tire mon chapeau.

Nous avons commencé un voyage, comme le dit le dicton

« Un voyage de 1000 miles se réalise
dès le premier pas que je fais hors de ma maison »

Le CDC est en mouvement et je suis sûr qu’il réalisera ses objectifs avec le support et la solidarité de nous tous.
J’assure au CDC que je les accompagnerai de mon mieux dans ce voyage…

Je souhaite au CDC et à tous ses amis le meilleur.

Avec toute ma solidarité.”

Samy Lourthusamy (Inde)

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Activer les potentiels et les relations

Ma première immersion dans le Timor oriental
“Je suis très reconnaissant d’avoir été accueilli par le Centre de Développement Communautaire (CDC), à Baucau en décembre 2007.

Mais tout d’abord, je dois admettre mon ignorance quant à l’Asie en générai et au Timor oriental en particulier, bien que j’aie une très longue expérience du régime colonial portugais (j’ai été expulsé en 1971 de ce que l’on appelait alors « l’Afrique orientale portugaise »). Après l’indépendance du Mozambique, j’ai collaboré pendant plusieurs décennies à surmonter les séquelles de la colonisation sur les sociétés et cultures de la région.
Bien entendu, je suivais toujours les nouvelles et les études parues sur le Timor oriental et les défis que sa population affrontait, mais cet atelier fut ma première immersion dans le Timor oriental.
Durant mon séjour, j’ai orienté mon attention vers l’écoute des messages contenus dans les expériences et aspirations locales. Mon rôle était de découvrir les potentiels et les relations encore trop peu reconnus jusque là. Car, oui, le plus important est:

  • premièrement, de reconnaître les initiatives significatives de développement communautaire;
  • deuxièmement, de « faciliter» l’autocritique et la prise de responsabilités par le CDC ;
  • et finalement, d’encourager les canaux de communication dans la région qui permettent des échanges avec des centres similaires et des réseaux pertinents.

Le but est d’améliorer la construction des capacités des organisations de la société civile, pour leur propre évolution et en vue de leur travail avec les gouvernements locaux, pour de nouvelles formes de développement participatif.

En 2007, à Dili, on estimait que sur les quelques 800 ONG timoraises, seules 20 travaillaient effectivement avec les bases de la société.

Ce pourcentage – très répandu dans le monde – de deux ONG authentiques, sur 80 plus ou moins opportunistes, nous met en garde. Chaque ONG réellement au service du développement communautaire et responsable envers les populations, constitue un changement significatif et une garantie de changements futurs dans tous les coins de notre village global.

Le fait que des centres de développement communautaire émergent partout dans le monde, dans des cadres politiques, culturels et linguistiques très différents marque la fin de la vieille pensée centraliste, offre une approche poly-centriste radicalement nouvelle et introduit un nouveau système de réseaux entre ces centres.

En affirmant ceci, je présente aussi mes respects au rôle pionnier joué par des personnes et des organisations comme Développement et Civilisations – Lebret-Irfed ; je me réfère aussi au moment historique où cette organisation s’est engagée dans le soutien de tels « centres de services pour le développement communautaire » en Asie du Sud-Est et ailleurs, avec le souci de faciliter le dialogue à égalité avec et entre eux.

Réussites et responsabilités du CDC de Baucau

Ce fut merveilleux et très significatif de trouver dans le district de Baucau ces associations de femmes et d’hommes et de découvrir un jeune CDC au service de telles initiatives populaires !
En tant qu’invités extérieurs – avec des engagements et des contextes pourtant fondamentalement similaires – nous avons été les témoins de la croissance admirable et du potentiel toujours plus grand de ce centre de services pour les communautés locales. Ce CDC a déjà acquis un haut niveau de conscience des conséquences de ses activités, et de ses capacités pour livrer aux communautés locales la formation nécessaire à l’évaluation de leurs initiatives et à la structuration de leurs projets.

Le CDC a donc gagné respect et crédibilité aussi bien auprès des organisations internationales que des populations locales et de leurs partenaires régionaux.
L’atelier « Vision et Mission », miroir des progrès obtenus, a confirmé la bonne direction prise et l’autonomie acquise par le CDC, ses membres, ses clients, son personnel et son administration.

Puisse cette publication déclencher et encourager un débat public important et des prises de décisions à Baucau.”

Josef Pampalk (Autriche)

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Affirmer une identité commune

«  Le CDC est une ONG locale qui encourage le développement communautaire en soutenant des initiatives locales au travers de formations professionnelles.

Forces
L’exercice vécu ensemble au cours de l’atelier a mis en avant qu’entre les membres de l’organisation circule une volonté (Spiritu Makas) de développement durable du pays se réalisant par des initiatives locales. Plus encore, le CDC a permis aux communautés de s’exprimer par un travail efficace et des programmes de qualité.

Faiblesses
Nous avons vu que la coordination entre le CDC, son comité, son Conseil d’administration, les autorités locales et le gouvernement se fait avec difficultés.
Le manque de ressources humaines et financières est une contrainte majeure. Les activités de recherche concernant les besoins des communautés et les initiatives locales sont trop faibles.

Orientations à prendre
De cette analyse se sont dégagées les opportunités et potentialités ainsi qu’une vision des orientations à prendre pour les cinq ans à venir :

  • Révision des statuts et développement des ressources humaines afin de renforcer la structure du CDC,
  • Activités de recherche pour une meilleure connaissance de la réalité et des besoins locaux,
  • Inclusion des groupes de production et de transformation appuyés par le CDC dans son plan d’action global pour optimiser la communication avec les partenaires et les autres acteurs concernés, et faciliter l’indépendance future de ces initiatives locales.

Tous les intervenants invités ont encouragé le CDC et signifié leur confiance envers son travail et envers les groupes qu’il appuie.

Manque de reconnaissance officielle
Le gouvernement ne reconnaît que peu et consulte peu les ONG nationales ; centralisé à Dili, il cherche rarement à connaître l’avis des leaders locaux.

Succès de l’atelier Vision et Mission
Les membres du CDC ont évalué fort positivement l’atelier, qu’ils ont jugé « très constructif» : « un grand moment d’apprentissage ». C’était la deuxième fois qu’ils étaient mis à l’épreuve par les donateurs ; les encouragements reçus par une délégation internationale riche en expérience, ont pris une grande valeur à leurs yeux

Valorisation du dynamisme local
Les rôles que peuvent jouer les ONG locales et nationales sont importants. Le CDC permet à la population locale de participer activement à la construction d’une nation et d’être acteur du développement. En d’autres mots, de se sentir Timorais, de développer un sentiment d’appartenance nationale et surtout de revaloriser la culture locale.

Pour utiliser les termes du groupe de forgerons soutenu par le CDC :

« C’est notre contribution au développement du pays »

Dans ces contextes, les partenaires internationaux peuvent jouer un rôle important d’accompagnateurs, non seulement au niveau financier mais également en matière de savoir faire.”

Selim Benaissa (Suisse)

Voir quelques photos “Réalités timoaises”

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L’histoire du Timor oriental est empreinte d’un passé long et douloureux en même temps qu’elle s’ouvre à des chemins nouveaux, encore inconnus.

“Le CDC est désireux d’apporter sa contribution à la construction d’un Timor nouveau sur une terre ancienne, en situation instable, quelquefois en proie à des convulsions.

L’indépendance du Timor oriental a été massivement assistée par les Nations unies, qui ont entraîné dans leur sillage un cortège d’organisations internationales non gouvernementales, presque toutes dirigées par des «expatriés ». C’est dans ce contexte qu’est née l’idée du Centre de développement communautaire, mêlant dynamique endogène (issue de la volonté de Timorais) et exogène (appuyée par des liens de solidarité internationale).

Hier: une vision partagée
Le « rêve initial» d’un centre de développement communautaire a eu lieu alors même que le pays était plongé dans la guerre. Dom Basilio do Nascimento, évêque de Baucau, avait exprimé le désir d’avoir dans son diocèse une entité, un espace non confessionnel, qui apporterait des réponses aux besoins des populations tout en les formant. Ce rêve a été entendu, partagé et accompagné par l’ASTO et Développement et Civilisations – Lebret Irfed.

Aujourd’hui: le constat de la vision et de la mission.
Après plusieurs années de présence de ressources humaines internationales (les «expatriés») qui ont appuyé sa création, son développement puis sa prise d’autonomie, le CDC est aujourd’hui devenu une ONG locale à part entière, entre les mains d’un groupe de Timorais de la région de Baucau.

Ses membres, ainsi que les groupes de production qu’il a aidés à se constituer, s’affirment comme acteurs de développement dans les communautés locales. Ils ont aussi conscience de contribuer, à leur modeste niveau, à la construction du pays, en unissant leurs forces avec tous ceux qui travaillent dans ce sens, notamment au sein du Forum des ONG (FONGTIL).

  • Le CDC fait connaître son action et celle des groupes de production auprès des pouvoirs publics.
  • Il explore des pistes de partenariat, appelle les autorités et les pouvoirs publics à envisager le développement.
  • Il articule les microréalisations des ONG aux prévisions et planifications de l’État quand elles existent.
  • De telles percées sont, dans bien d’autres pays et d’autres contextes, rares après une aussi courte période d’existence.


Deux défis majeurs se présentent au CDC dans un futur proche.

Premier défi: l’avenir de la relation entre le CDC et les groupes de production.
Le groupe des forgerons s’est déjà enregistré auprès du Ministère de l’Industrie et du Commerce comme petite entreprise et s’apprête à ouvrir un compte en banque. Cela signifie que les forgerons associés pourront prochainement, sans l’appui du CDC, produire, acheter, vendre, gérer les revenus, planifier leurs actions immédiates et imaginer leur avenir. Le CDC envisage la tenue d’ateliers spécifiques pour préparer cette transition.

Dans ce processus, il va être nécessaire de réfléchir à la nature des relations qui s’établiront entre le CDC et les groupes de production. D’une part, le CDC est identifié comme une ONG avec une forte composante de « pourvoyeur de formation », et ceci, particulièrement avec le désir d’aider de nouveaux groupes de production à l’avenir ; ainsi le CDC ne devra jamais devenir une organisation à but lucratif. De l’autre côté cependant, les groupes sont destinés à produire de façon à générer des revenus, augmenter leurs activités ce qui implique de la planification, la gestion de budgets indépendants, etc.

Le CDC sera toujours dans une position d’aider de nouveaux groupes de production à se lancer. Pourtant le rôle du CDC ne s’achève pas une fois que les groupes deviennent autonomes. Le CDC peut et doit jouer un rôle très important pour maintenir l’esprit de participation au développement global du pays et l’esprit makas qui a été exprimé pendant l’atelier. L’éducation est un processus permanent qui ne s’arrête pas lorsque les groupes de production sont prêts à prendre leur autonomie par rapport au CDC.

Deuxième défi: la création d’une unité de recherche, de communication et de diffusion.
Le moment est venu d’écrire, de faire connaître les expériences déjà en cours auprès de publics plus larges. Ce travail commence par le recueil des « histoires de vie» des groupes déjà existants et par la connaissance des filières en amont et en aval de la production.

Par exemple, on sait faire des objets forgés ou des conserves alimentaires. Mais en amont, il faut savoir où et quand mûrissent en quantité suffisante les fruits et légumes à transformer, comment garantir, organiser et rationaliser les transports nécessaires. En aval, où écouler les productions dans les délais requis; comment éviter les pertes ou avaries; comment gérer les revenus générés.

L’écriture, l’enquête, la publication se traitent par la création au sein du CDC d’une unité de recherche, de documentation, de communication et de diffusion. Cette unité pourra être avantageusement guidée par les principes de la recherche-action: ce sont les besoins mêmes, tels que révélés par l’action, qui guident la recherche; les acteurs-chercheurs réinvestissent ensuite les fruits de la recherche dans l’action, pour l’optimiser et lui donner des dimensions plus larges et plus profondes.

Un atelier d’apprentissage en vue de la création d’une telle unité de recherche, de communication et de diffusion est d’ores et déjà planifié.

Demain: enrichir la vision et la mission.

L’atelier Vision et Mission a donné l’occasion à certains participants de déplorer le grave déficit de ressources humaines formées à tous les niveaux du pays. Une entité comme le CDC devrait pouvoir – à sa place et avec ses possibilités – apporter une contribution dans ce sens.

A sa façon et avec ses moyens, le CDC participera à « agir localement et penser globalement» et contribuera à façonner l’histoire de son pays. Des fruits nouveaux apparaissent déjà et croîtront de cette semence nouvelle, enracinée dans cette terre, riche de son histoire et de sa culture anciennes.

Marlyse Thommen (France & Suisse)

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Vous pouvez vous procurer l’intégralité de cette publication “Timor informations et de développement et civilisation “co- éditée par:

  • ASTO   (Association de solidarité averc le Timor)
  • DCLI    (Développement et civilisation ;centre LEBRET)
  • MCI     (Mouvement pour la Coopération internationale)

 

 

Une Co-Edition

 

ASTO

Association de solidarité avec Timor Oriental
49 rue de la Glacière
FR –  75013 Paris

+33 (0)1 47 07 10 07

astofrance@club-internet.fr


 Prix de vente de la brochure:
10€ port compris

DCLI

Développement et Civilisations Lebret-Irfed
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+ 41 (0)22 320 29 02

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